Pagny/Moselle et environs : merveilles du sous-sol et des espaces naturels

Un site utilisant unblog.fr

Archive pour le 11 janvier, 2018

Gisements paléontologiques 01 – Ancienne carrière de Lorry-Mardigny

Posté : 11 janvier, 2018 @ 12:08 dans SITES DIVERS | Pas de commentaires »

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 01

Ancienne carrière de Lorry-Mardigny (57)

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 02

Fronts de taille – Lorry-Mardigny (57)

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 04

Cassure dans les anciens fronts – Lorry-Mardigny (57)

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 05

Eboulis graveleux au pied des anciens fronts – Lorry-Mardigny (57)

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 06

Eboulis avec blocs calcaires au pied des anciens fronts – Lorry-Mardigny (57)

Ancienne carrière - Lorry-Mardigny (57) 07

Gastéropode (Bourguetia striata) en place – Lorry-Mardigny (57)

——————————————————————————————————————————————————

 Au début des années 1970, une carrière à flanc de coteau a été ouverte sur la côte de Lorry pour la construction de l’autoroute A31. Après ce chantier, un carrier a repris le site et l’exploitation s’est intensifiée pendant plusieurs années, provoquant de nombreuses nuisances à la population de Lorry-Mardigny et des villages alentours. En 1989, le renouvellement du bail d’exploitation devait entraîner l’extension de la carrière vers l’est. Une majorité des habitants de Lorry-Mardigny, soutenus par certaines communes voisines, se sont mobilisés pour refuser cette extension et ont obtenu du Préfet de région l’arrêt définitif de l’exploitation.

En ce qui concerne la géologie du site, les formations encore observables ici sont datées du Jurassique moyen (= Dogger), et plus précisément du Bajocien inférieur, soit environ – 170 M.A..

Au niveau du front de taille, le plancher de la carrière et la plus ancienne formation correspondent au Calcaire à entroques de couleur grise. Dans les éboulis, il est possible d’en récolter des échantillons riches en articles de crinoïdes, des radioles et de rares fragments de tests d’oursins réguliers. Des fossiles de mollusques complètent l’inventaire : bivalves, gros gastéropodes (genre Bourguetia) et rostres de bélemnites.

La formation supérieure correspondant au Calcaire à Polypiers inférieur, apparaît à l’affleurement vers le fond de l’ancienne carrière, au sommet d’un talus à gravir. Ce calcaire, compact, est riche en fossiles variés : bivalves, gastéropodes, serpules et surtout polypiers souvent recristallisés.

Actuellement, l’accès aux anciens fronts de taille est interdit au public pour des raisons de sécurité et barré par un muret. Des panneaux pédagogiques présentent alors la géologie de l’endroit. De plus, l’ancienne carrière appartient à l’espace naturel sensible (ENS) des « Pelouses calcaires de Lorry-Mardigny », et est protégée au niveau régional.

Stations préhistoriques 01 – Site néolithique dans la Côte de Pagny

Posté : 11 janvier, 2018 @ 11:04 dans SITES DIVERS | Pas de commentaires »

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 01

Champ laissant paraître quelques taches brunes – Pagny-sur-Moselle (54)

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 02

Roches affleurant en surface – Pagny-sur-Moselle (54)

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 03

Affleurements avec derrière la forêt communale de Pagny-sur-Moselle (54)

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 04

Découverte d’un perçoir néolithique – Pagny-sur-Moselle (54)

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 05

Découverte d’une pointe néolithique – Pagny-sur-Moselle (54)

Station néolithique - Pagny-sur-Moselle  (54) 06

Exposition d’outils néolithiques récoltés dans la Côte de Pagny-sur-Moselle (54)

——————————————————————————————————————————————————

Dans la Côte de Pagny-sur-Moselle, à environ 250 mètres d’altitude, existe un terrain d’une dizaine d’ares où affleurent lorsque les conditions le permettent de nombreux fragments de roches sombres. Habituellement planté en pommes de terre, les animaux de la forêt toute proche (sangliers très probablement) viennent régulièrement le « retourner », ce qui favorise la mise à jour de ces roches, mélangées aux calcaires jaunâtres du Bajocien. En les regardant attentivement, nous constatons que certaines ont des formes peu naturelles, et qu’elles ont été retouchées par la main de l’homme.

Le terrain est situé plus précisément sur un promontoire qui domine une petite vallée où serpente le petit ruisseau de Beaume-Haie. De plus, plusieurs sources sont assez proches. L’endroit était alors idéal pour une occupation humaine. Nous n’avons pas découvert de reste d’artisanat (céramiques), mais parmi la centaine d’outils que nous avons récoltée, se distinguent plus particulièrement une armature de flèche perçante pédonculée, 2 tranchets et des perçoirs typiquement « Néolithique de technique campaniforme ».

La situation du Rudemont, gisement néolithique très important implanté à environ 3 kilomètres sur la commune voisine d’Arnaville, et où ont été découvertes plusieurs sépultures au début des années 1980, laisse à supposer que la petite station que nous avons rencontré à Pagny-sur-Moselle n’est qu’un atelier de taille de la pierre. Les mêmes outils réalisés à partir des mêmes roches ont été récoltés sur le Rudement et étudiés, attestant un âge néolithique à ceux découverts à Pagny-sur-Moselle.

A Pagny-sur-Moselle, la matière première ayant servi à confectionner les outils est une roche noire ressemblant à du basalte, mais nous pouvons aussi découvrir des outils en quartzite ; cette dernière roche est nettement plus représentée sur le Rudemont que la roche noire, à l’inverse de la station de Pagny-sur-Moselle.

Parmi les outils récoltés, les nucléi sont assez nombreux et certains ont été légèrement retouchés en gros grattoirs épais. Les éclats et lames détachés de ces nucléi ont été transformés en grattoirs, pointes, couteaux, perçoirs, tranchets, burins et scies. Nous avons également récolté, en plus de l’armature de flèche citée plus haut, une petite pierre de jet bien façonnée.

Nous pensons sérieusement que les roches noires ont été acheminées à Pagny par la principale voie fluviale qu’est la Moselle, celle-ci ayant creusé une importante vallée partant du Massif vosgien et traversant une grande partie du département de Meurthe-et-Moselle (dont Pagny et Arnaville). Ce gisement n’ayant pas pour l’instant été daté avec précision, nous laissons nos conclusions au rang de « suppositions ».

Cours d’eau 01 – Canal de Pagny-sur-Moselle

Posté : 11 janvier, 2018 @ 10:45 dans SITES DIVERS | Pas de commentaires »

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 01

vieux canal - 15/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 02

écluse grand gabarit - 23/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 03

canal grand gabarit - 17/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 04

pêche au lancer dans le bras de raccordement du canal grand gabarit - 05/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 05

pêche à la ligne dans le canal grand gabarit - 17/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

Canal de Pagny-sur-Moselle (54) 06

bourriche de poissons blancs pêchés à la ligne dans le canal grand gabarit - 11/08/2016 – Pagny-sur-Moselle (54)

——————————————————————————————————————————————————

1. Le vieux canal

Construit latéralement à la Moselle au début du XXe siècle, en dérivation depuis Pont à Mousson, le vieux canal allait jusqu’à Thionville. Il mesurait 2,25 mètres de profondeur et 6 mètres de large. A la sortie de Pagny-surMoselle, se trouvait une écluse qui mesurait 40 mètres de long, 6 mètres de large et 8 mètres de profondeur (elle existe toujours : « ancienne écluse » pour les pagnotins). Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreuses péniches l’empruntaient pour transporter du blé vers l’Allemagne. Six ponts métalliques, endommagés à la Libération, l’enjambaient et reliaient les terrains situés entre le Moselle et le canal, à Pagny. Après les fortes inondations de 1947, des travaux d’aménagement ont été réalisés, mais il ne passaient que 1 à 2 bateaux par jour (données de juin 1948). Avant ces inondations, plus de 20 bateaux passaient par jour.

La partie du vieux canal gérée par l’AAPPMA de Pagny-sur-Moselle fait 3,7 km de long. Elle débute à l’écluse grand gabarit jusqu’au département de la Moselle, c’est-à-dire au delà de l’ancienne écluse d’Arnaville, au lieu dit « Les Acacias », entre Arnaville  et Novéant (limite départementale de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle). Elle est actuellement classée « Domaine public de 2ème catégorie » et la pêche y est autorisée jusqu’à 4 cannes.

—————————————————–

2. Le canal grand gabarit 

Les travaux de canalisation de la Moselle ont débuté au milieu du XXe siècle, le but étant de relier la ville de Neuves-Maison (54) au Rhin, en Allemagne. La partie navigable en France est de 151 km et comporte 16 écluses, dont celle de Pagny-sur-Moselle (écluse n° 20). Son gabarit actuel est le gabarit européen, soit 176 mètres de large pour une hauteur libre de 6 mètres.

Dans le domaine de la pêche, une partie située depuis l’écluse n° 20 jusque aux abords de la commune de Norroy-les-Pont-à-Mousson, est gérée par l’AAPPMA de Pagny-sur-Moselle.

—————————————————–

3 . Techniques de pêche pratiquées

Le canal de Pagny-sur-Moselle, que ce soit dans la partie « ancienne » ou la partie « grand gabarit », se prête parfaitement à la pêche au coup, et de nombreuses techniques peuvent être utilisées. La plus pratiquée est la pêche avec une canne tenue à la main (télescopique ou à emboîtements, en fibre de verre ou en carbone). Les principaux poissons recherchés sont les ablettes, les gardons et les brèmes. La pêche à « l’anglaise » à la plombée ou au flotteur, avec une canne et un équipement spécialement adaptés, est surtout pratiquée par des spécialistes.

La pêche au lancer, que ce soit à la cuillère, aux leurres souples, voire à la « dandine » avec des poissons, se pratique essentiellement dans la partie « grand gabarit », la partie « ancienne » étant nettement moins accessible et très encombrée par la végétation. Les principaux poissons recherchés sont les perches communes et les brochets, mais il est également possible de capturer des sandres (techniques du « twist » et  du « mort manié »), des chevesnes, des aspes et des silures glanes.

Piciformes 01 – Le pic épeiche

Posté : 11 janvier, 2018 @ 9:18 dans OISEAUX | Pas de commentaires »

Pic épeiche - Pagny-sur-Moselle (54) 01

spécimen de sexe indéterminé - 10/08/2015 – Pagny-sur-Moselle (54)

Pic épeiche - Pagny-sur-Moselle (54) 02

spécimen de sexe indéterminé - 10/08/2015 – Pagny-sur-Moselle (54)

Pic épeiche - Pagny-sur-Moselle (54) 03

spécimen de sexe indéterminé - 10/08/2015 – Pagny-sur-Moselle (54)

——————————————————————————————————————————————————

NOM SCIENTIFIQUE : Dendrocopos major.

 FAMILLE : Picidae.

SOUS-FAMILLE : néant.

TAILLE MOYENNE : 20 à 34 cm, sans la queue.

NOURRITURE : très insectivore pendant la période de reproduction, il se nourrit d’insectes xylophages, de fourmis, d’araignées, de larves sur ou sous les écorces, dans les fissures mais aussi dans le bois des arbres ; en dehors de cette période, il ajoute à son régime toutes sortes de végétaux, tels que des graines ligneuses de conifères, des baies (notamment des noisettes, noix, glands et noyaux de fruits dont il extrait l’amande), des pousses (bourgeons), voire la résine et la sève sucrée des arbres.

HABITAT : endroits boisés avec des arbres morts.

DIMORPHISME SEXUEL : néant.

COMPORTEMENT : espèce diurne, il vit solitaire ou par couple dans un territoire dont il ne s’éloigne guère, même en hiver, les mâles étant les plus sédentaires ; martèle lentement les troncs des arbres (coups de bec espacés et brefs) pour localiser et chercher sa nourriture ; lors de la nidification, la femelle dépose dans une cavité 4 à 7 œufs blancs, entre fin avril et début juin.

STATUT REGIONAL : peu fréquent.

PROTECTION : bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

Ansériformes 01 – Le cygne tuberculé

Posté : 11 janvier, 2018 @ 8:50 dans OISEAUX | Pas de commentaires »

Cygne pédonculé - Pagny-sur-Moselle (54) 01

spécimen mâle - 02/07/2005 – Pagny-sur-Moselle (54)

Cygne pédonculé - Pagny-sur-Moselle (54) 02

couple - 30/12/2017 – Pagny-sur-Moselle (54)

Cygne pédonculé - Pagny-sur-Moselle (54) 03

femelle accompagnée de sa progéniture - 03/07/2005 – Pagny-sur-Moselle (54)

——————————————————————————————————————————————————

NOM SCIENTIFIQUE : Cygnus olor.

 FAMILLE : Anatidae.

SOUS-FAMILLE : néant.

TAILLE MOYENNE : 125 à 170 cm.

NOURRITURE : plantes aquatiques submergées, joncs, algues vertes, feuilles de jeunes saules, et dans une moindre proportion des amphibiens, des mollusques et de petits organismes aquatiques.

HABITAT : plans d’eau calmes, avec des berges peu profondes et de nombreuses plantes émergentes.

DIMORPHISME SEXUEL : néant.

COMPORTEMENT : agressif envers les intrus sur son territoire, il peut néanmoins être apprivoisable quand on leur donne souvent du pain et même quand on lui donne dans le bec ; il montre son agressivité en battant des ailes et en frappant l’eau avec ses pieds palmés, ce qui produit un son pouvant s’entendre à plusieurs centaines de mètres ; la femelle pond généralement de 4 à 8 oeufs à raison d’un œuf par deux jours.

STATUT REGIONAL : commun.

PROTECTION : bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.

 

BIOCAT |
Transfusion sanguine |
Explication des phénomènes ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le Grimoire d'Estelle
| Direction planète Mars !
| Leroseandjackhistoiredutitanic